1 KILO OF BLACK BONDAGE

31 Août








Aka Bondage, Black Sifichi & Somekilos, the musicians of [1] Kilo of Black Bondage were united for the first time in 2003 during the I.D.E.A.L Festival at Le Lieu Unique in Nantes, France. Moving from stage to stage in France and Europe, they enriched and cultivated an original musical material made from evolving textures, sonic landscapes – more so than songs – that borrow from rock, dub, hip-hop and electronica, responding to the texts -which are dark as they are precious. Released on both Ronda & Wallace records, this album is the crystallisation of this musical evolution. The album ‘Fear The Windows‘ was recorded, mixed and produced by Norscq (The Grief / Colder / Von Magnet) between 2004 & 2005. The record received numerous laudatory reviews and even did an unwaited entry into small Radio Charts : Top 21 in the Top 50 artists 2005 by Nameless Webzine, Radio Punto‘s 2005 30 Favorites Albums, N°10 in the Future Mix Playlist on RTF (Limoges), N°6 in the « Top 43 artists » 2005 by Wreck This Mess Amsterdam.




Aka Bondage, Black Sifichi & Somekilos ont été réunis pour la première fois en 2003 dans le cadre du Festival I.D.E.A.L, au Lieu Unique (Nantes, France). De concerts en concerts à travers l’Europe, le Trio a peu à peu enrichi et cultivé un univers musical bigarré empruntant au rock, au dub, au hip-hop et à l’electronica, parsemé de textes sombres mais précieux. Coproduit par les labels Ronda (F) & Wallace (It.), l’album Fear the Window représente une véritable cristallisation de cette évolution. Enregistré, mixé et produit par Norscq (The Grief / Colder / Von Magnet) entre 2004 & 2005, Fear the Window a reçu un accueil dithyrambique des critiques et a même été classé dans certains charts !









MUSICIANS / MUSICIENS




BLACK SIFICHI : Writer, performer, spoken word maestro, under cover radio activist, club dj, Black Sifichi’s work cannot easily be summarized or pigeon-holed. As a vocalist and musician, he has released 4 albums and participated on a myriad of musical projects. Electronic distortion and his photographs are at the cutting edge of both music and video performance technology. He has performed at music, architecture, and multi-media festivals. His collaborators include The Black Dog, Ez3kiel, Burnt Friedman, Simon Fisher Turner, Lena, Brain Damage, Vista le Vie, Rodolphe Burger, UHT, Bart Plantenga, Root 70, Thierry, Norscq, Tempsion, BXT, Sandy Amerio, TNO, Cyril Atef, Steve Argüelles, K’ptn Planet, Mohamed Rouabhi… / Ecrivain, photographe, performeur, maître du Spoken-Word, Black Sifichi est également DJ radio et en club. Il a enregistré 4 albums et participé à une myriade de projets, parmi lesquels The Black Dog, Ez3kiel, Burnt Friedman, Simon Fisher Turner, Lena, Brain Damage, Vista le Vie, Rodolphe Burger, UHT, Bart Plantenga, Root 70, Thierry Arnold, Norscq, Tempsion, BXT, Sandy Amerio, TNO, Cyril Atef, Steve Argüelles, Edward Perraud, K’ptn Planet, Arnaud Dieterlain, Mohamed RouabhiPlus d’info


HUGUES VILLETTE : He started his musical activities as a drummer with Parisian Post-Rock Band My Own, then became shortly member of Osaka Bondage. He later founded the electronica duo 2kilos&more with Séverine Krouch, and finally became Member of the Von Magnet crew / Le Parisien Hugues Villette a fait ses premières armes au sein du groupe de rock My Own dans les années 90 à Paris, avant de faire un court passage au sein de Osaka Bondage. Plus récemment, il a fondé le duo 2kilos&more avec Séverine Krouch, avant de devenir membre de Von Magnet. Plus d’info



Aka_bondage :
Musician, Sound Designer, Sound Collector since 1995. Equally at ease with Pop, Rock, HipHop, Electronic or experimental stuff, he’s founded or co-founded bands (such as Osaka Bondage, The French Doctors or L’autopsie a révélé que la mort était due à l’autopsie) and played with a wide variety of musicians ranging from Colder to Erik M., from Sensational to Damo Suzuki, from Anla_Courtis to dDamage… (check the WHO’s Section for a Full list of collaborations). He’s been designing sound for Commercials, Jingles or sound enviroments since the beginning of his musical activities / Musicien, Sound Designer, et collectionneur de sons depuis 1995. Autant à l’aise dans la pratique de musiques Noisy Rock que dans l’Abstract HipHop, les musiques électroniques de formes écrites que les musiques improvisées, aka_bondage a fondé (ou co-fondé) les groupes Osaka Bondage, The French Doctors ou L’autopsie a révélé que la mort était due à l’autopsie. Il a joué avec une grande variété de musiciens parmi lesquels Colder, Erik M., Sensational, Damo Suzuki, Anla_Courtis, dDamage… More info







DISCOGRAPHY / DISCOGRAPHIE




« Fear the windows » (2005)

LabelRonda (France) & Wallace records (Italy)
Released : Sept. 2005
Date de Sortie : sept. 2005
Catalogue : rnd06 (Ronda) / wal63 (Wallace rec.)
Format : CD Digipack
Country : France, Italy
Pays : France, Italie
TracklistingUnleash / Muhlet / Moglobis / Pot Holes / Murder CBP / Earth Multi Hop Whistlers / Static Charge / A Bark For Fate / Too Broken (+ Bonus Video : Bark For Fate)
Liste des titres : Unleash / Muhlet / Moglobis / Pot Holes / Murder CBP / Earth Multi Hop Whistlers / Static Charge / A Bark For Fate / Too Broken (+bonus Video =Bark For Fate)
Artwork / Pochette : Black Sifichi
Performed byOne kilo of black bondage (black sifichi, Somekilos, a.k.a_bondage)
Musiciens : One kilo of black bondage (black sifichi, Somekilos, a.k.a_bondage)
Recorded, produced, mixed by black sifichi, somekilos, a.k.a_bondage & Norscq
Enregistré, Produit et mixé par : black sifichi, somekilos, a.k.a_bondage & Norscq
Assistant : Christophe Folie
MasterJL. Norscq
DistributionNorman Rec (England) – Musicast distribution (France) – Plop (Japan) – Mandai distribution (Belgique)

Listen : Muhlet (Fear the Windows…, Wallace rec. / 2005)
Listen : Earth_Multi_Hop_Whistlers (Fear the Windows…, Wallace rec. / 2005) 







REVIEWS IN ENGLISH, FRENCH, ITALIAN… / CHRONIQUES EN FRANCAIS, ANGLAIS, ITALIEN, ALLEMAND…

IN FRENCH – EN FRANCAIS

A DECOUVRIR ABSOLUMENT – reviewed by Gerald de Olivera (2005, sept.) (http://www.adecouvrirabsolument.com)

Après une compilation de haute volée autour du langage, Ronda nous offre la première trace sur disque de la réunion de trois activistes de scènes aussi diverses qu’animées de la même force vers les chemins transversaux. Aka_bondage, Black Sifichi et Somekilos construisent des châteaux de sable remplis de mécanique s’autodétruisant pour fabriquer des fenêtres de non perception. Car si tout est suggéré, même au sein des moments de pure narration à la Chris Marker, « fear the windows » nous laisse dans le vague sans nous perdre vraiment. On oscille entre électronique mutante, rock ou hip-hop, faisant de Burroughs une sorte de père spirituel de cet engagement dans l’inconnu et le présent. Derrière deux bocaux ou bouteilles un homme sans visage porte un chapeau et se cache à peine, comme se cache à peine l’intention des trois membres de [1] kilo ok black bondage, celle de se parler et de vivre ensemble. Décidément, Ronda se spécialise dans la communion des plaisirs. Intrigant.

BENZINE MAG – reviewed by Benoit Richard (2005, sept.) (http://www.benzinemag.net)

Kilo of black bondage joue une musique à la croisée des chemins, et de plusieurs genres dans lesquels on peut mettre sans trop se tromper le post-rock, le dub, l’électronica et le jazz. Disque aux contours expérimentaux, « Fear the windows » se révèle comme un album sombre, rempli de bruitages inquiétants et de samples de voix graves très cinématographiques. L’ensemble s’écoute malgré tout sans difficulté et procure à certains moments de belles émotions.

D-SIDE – reviewed by Jean François Micart (2005, sept.) (http://www.d-side.org/)

Réunion informelle de musiciens inaugurée lors du festival I.D.E.A.L de Nantes en 2003, [1] kilo of black bondage compte en ses rangs Nicolas Marmin alias aka_bondage (et membre d’osaka_bondage, dDamage et colder), Black Sifichi (Tempsion, Brain damage…) et somekilos (My own), et s’est peu à peu cristallisé en un véritable groupe au fil des concerts, nous offrant aujourd’hui avec « Fear the windows » un premier album trempé dans le sang du film noir, l’encre du spoken words et les volutes d’un dub-rock mêlé de trip-hop et d’une electronica incroyablement poisseuse. Et ce n’est pas un kilo que pèse fear the windows, mais une tonne ! Un tonne d’angoisse, de névroses, de passion criminelles et de drames mis en évidence par une orchestration luxuriante, puissante, que l’on pourrait rapprocher des instants les plus sombres de Recoil ou Manoxeria, et par un choix de samples aussi inspiré que glaçant. Avec en bonus une vidéo au traitement saturé qui illustre bien l’univers du groupe,[1] kilo of black bondage pourrait bien être le polar de la rentrée !

ELEGY – reviewed by Yannick Blay (2005, nov., n°38) (http://www.elegy.fr/)

Ronda est sans conteste un label sur lequel il faut compter. Le label de Sun Plexus nous offre en effet une merveille d’electronica faussement intimiste et réellement marécageuse. Le projet s’est formé il y a deux ans lors du festival I.D.E.A.L. de Nantes autour de l’omniprésent Nicolas Marmin (Aka Bondage, etc.), d’un certain Somekilos et du tout aussi omniprésent Black Sifichi, le petit américain exilé, dont la voix n’en finit plus de nous hanter. Des histoires de schizophrènes et de meurtres en tout genre (plus un texte de Bukowski) se déroulent devant vos oreilles ébahies sur fond de rythmes dub ou trip-hop. Les ambiances sont torturées à souhait soulignant fort à propos les textes disséminés ça et là tout au long de ce monstrueux Fear the Windows. [1] Kilo of black bondage ouvre une porte à toutes les fenêtres pour nous proposer les meilleurs samples entendus depuis longtemps et agencés avec le génie d’un Jim Thirwell, pour le moins. Rien que Muhlet, Murder CBP ou Too Broken (avec la trompette de Jérôme de Berg Sans Nipple) suffiraient à justifier l’achat de cet album. Ne passez pas à côté !

FEAR DROP – reviewed by Denis Boyer (2006)

C’était l’une des plus belles performances de l’édition 2003 du festival I.D.E.A.L.. Cette réunion de trois artistes habitués de formations aventureuses de la région parisienne transcende leurs différences, qui auraient pu se juxtaposer, se succéder, sans jamais se lier. Pour le fait, quoi de très commun entre Black Sifichi, chanteur déclameur à la superbe voix grave, Somekilos (H. Villette), batteur et fondateur du groupe post rock My Own, et Aka_Bondage (N. Marmin), noyau du défunt laboratoire bandes / électronique / rock Osaka Bondage ? Si ce n’est justement ce goût de l’instable, de la frontière mouvante, du terrain mixte. Fear the windows est une sorte d’album cinéma, baigné de nombreux éclairages, où les cordes, les bandes, les cuivres, les samples, sont les acteurs – aux dialogues impulsifs ou aux tirades posées – qui progressent infatigablement dans une ville nocturne. Tous ces néons et leurs lueurs fondues sont rythmés par la batterie, fondation aux angles de laquelle la voix de Sifichi se partage entre considérations existentielles, critique sociale et fumée post beat. Ces moments montrent la profonde réflexion scénographique qui habite ces compositions joignant musique et collage, film audio et cabaret dub (Kreidler et Stilluppsteypa projettent leurs ombres incompatibles), signaux encastrés de fin de transmission, de cultures érodées et d’expressions rognées. Cet art du recyclage dépasse de loin les hystéries plunderphonics, et restitue à l’ordre naturel une friche où le développement retrouve ses droits. Toujours grignotées, les pulsations électroniques, les émissions de cordes, les épiphanies lumineuses montrent le flou de la perspective. Jamais bouchés, les plans se terminent à l’horizon, retrouvant l’imprécision de contour qui fait leur intérêt. De belles émotions s’élèvent de ces reliefs aperçus depuis les fenêtres que les téméraires oseront approcher : les respirations mêlées de violoncelles et de galène, appesanties par la voix de Black Sifichi, de lourdes basses hydratées d’acides de trompette, une fureur crépusculaire..

FROGGY’S DELIGHT – reviewed by MM (2005, nov) (http://www.froggydelight.com)

Une pochette cauchemardesque, un titre éloquent, Fear the windows, et un nom évocateur [1] kilo of black bondage annoncent la couleur. Elle sera noire. Si certains morceaux semblent plus faciles d’accès, plus musicaux pourrait-on dire, comme « earth multi hop whistlers » qui lorgne du côté du free jazz ou le dubisant « too broken », la tonalité générale nous ramène vers des univers oniriques et obsessionnels fondés sur un certain esthétisme du mal. Car le trio Some Kilos (de My own), Black Sifichi et Aka_Bondage (de Colder) creuse son propre sillon dans des terrains peu défrichés – du moins dans l’Hexagone. Déroutant, complexe, à la fois noir et lumineux, Fear the windows ouvre des portes vers des mondes étranges, cérébraux, où l’âme humaine est, pour le moins, tourmentée. Ainsi, dès le premier morceau, « unleash », commence la descente aux enfers, l’enfer glauque et liquide de « Element of crime » de Lars Von Trier. Le « muhlet » complètement hypnotique et le lancinant « murder CBP » dérivent vers l’univers psychotique de David Lynch alors que « moglobis » plus électrique illustre un monde post-futuriste à la Enki Bilal à la fois baroque et expressionniste qui rappelle celui de « Bunker Palace Hotel ». La voix abyssale de Black Sifichi officie dans un spoken word noir et oppressant qui n’est pas sans rappeler l’hallucinant et cauchemardesque « Europ » de Lars Von Trier avec la voix de Max Von Sydow. Autant dire que, entre ambient, new-indus, post-rock et expérimentation électro, [1] kilo of black bondage manipule les sons et les mots pour créer des atmosphères très cinétiques pas particulièrement festives dans lesquelles on sombre vite dès la première écoute. Un opus atypique et addictif fortement recommandé.

GUTS OF DARKNESS – reviewed by Progmonster (2005 Sept. 17th) (http://gutsofdarkness.com).

[1]Kilo of Black Bondage est la contraction des trois personnes qui donnent au groupe toute son identité : Somekilos, membre du groupe My Own, Black Sifichi (The Black Dog, Tempsion) et enfin Nicolas Marmin, plus connu sous le patronyme de Aka_Bondage, ex-Osaka Bondage et actuel Permanent Fatal Error. Tout ce beau monde s’est réuni pour la première fois lors d’un festival à Nantes en 2003, et après avoir écumé les scènes non sans succès, rendez-vous fût pris pour donner une suite sur disque à cette aventure. « Fear the Windows » est cet album, et il ne s’appréhende pas facilement tant son champ d’investigation est disparate. Produit en partenariat avec le label italien Wallace Records, Ronda affine son esthétique, disques après disques, et le projet [1]Kilo of Black Bondage pourrait bien en représenter – pour l’heure – son aboutissement le plus concluant. La diversité des climats qu’on y rencontre confère à l’album un réel plaisir d’écoute sur le long terme. Sa qualité première résidant sans doute dans le fait que notre trio parvient à mettre en commun des univers à la base plutôt différents. Lori Sean Berg, de Berg Sans Nipple, a été invité à jouer de la trompette sur certains titres (comme sur « Earth Multi Hop Whistlers » par exemple) et apporte cette petite touche onirique qui contrebalance idéalement les paysages sonores déchirés à la densité parfois extrême. La voix profonde de Black Sifichi, sur « Muhlet » ou « Static Charge », récite, impavide, sa poésie noire qui plonge l’album un peu plus dans ses aspects les plus glauques. Alors que « Too Broken » verse dans l’acid jazz d’outre-tombe, sonorités électro trip hop dignes du « National Hijinx » de Journeyman (le presque jungle « Moglobis » ou encore « Murder CBP ») côtoient des textures malades, de presque rien, où infrabasses et crépitements divers malmènent l’auditeur. En rendant l’incompatible compatible, « Fear the Windows » prouve qu’à notre triste époque, le seul sentiment qui prédomine et qui surpasse toutes les autres, c’est la peur.(5/6)

INDIEPOPROCK – reviewed by Jul. (2005 nov.) (http://www.indiepoprock.net/).

Juste après la sortie de la compilation « Je Suis un Etranger », et en attendant le nouvel album de Melmac, les frères Reverter nous présentent ce premier disque de [1] Kilo of Black Bondage. Nom composite pour un groupe qui ne l’est pas moins, puisque l’on y retrouve SomeKilos, Black Sifichi, aka_bondage… ainsi que Lorich’n’Berg (de Berg Sans Nipple) venu poser sa trompette sur quelques pistes. Fear the Windows est de ces disques où chaque élément est à sa place, sert une ambiance particulière, déclinée et développée tout au long de ces 9 pistes. Une ambiance détaillée, lourde et inquiétante, sans jamais s’avérer complaisement oppressante… Des rues sombres ou l’on erre en silence, avec comme seules pensées les déclamations froides et précises de Black Sifichi, notament lors du narratif « Static charge ». La rythmique, qu’elle soit jouée ou éléctronique, s’impose d’elle même, martelante, et donne le tempo de ces divagations nocturnes durant lesquelles on relève rarement la tête. « Earth multi hop whistlers », aux accents plus jazzy, nous permet de reprendre notre souffle avant de replonger…« Too broken », clôturant l’album, voit le spoken work de Black Sifichi muter en hip-hop halluciné tourmenté par les cuivres… Savamment calibré, Fear the Windows est un album introspectif et désenchanté dans lequel on s’engouffre avec plaisir, au fil des errances (errances, certes, mais o combien calculées!) de trois musiciens ayant su synthétiser leurs compétences respectives dans un disque à part entière.

INFRATUNES – reviewed by Johnny One shot (2005 Sept.) (http://www.infratunes.com).

Derrière ce nom aux résonances sado-masochistes se cachent trois activistes sonores plus ou moins bien connus : aka_bondage, bassiste de Colder, adepte des manipulation électro-sonores en tous genres, Black Sifichi, poète et figure-clé du spoken word, et enfin SomeKilos, membre du groupe post-rock My Own. On tient donc ici un album hybride, tiré entre les savoirs-faire et les talents de ses trois membres, un album à la croisée des climats post-rock, des rythmiques déstructurées et tendues, du phrasé et des récits urbains spoken word et de l’expérimentation sonore. Le trio livre donc une musique sombre et intrigante, gorgée de rythmiques étranges (Mulhet), de sons minimaux et poisseux (A Bark For Fate), d’ambiances de ruelles crades (Moglobis, Mulhet), de basses obsédantes (Earth Multi Hop Whistlers) de voix fantomatiques apparaissant tour à tour pour raconter leur histoire (Unleash, qui rappelle beaucoup l’utilisation des voix que fait Godspeed You Black Emperor !), à moins que ce ne soit Black Sifichi qui s’en charge. On tient ici neuf contes de la folie ordinaire, neuf morceaux se donnant comme des écrins sonores pour les contes cruels de Black Sifichi. Au vu de l’âpreté des sonorités, ce sont plutôt d’anciens cadres de bois que l’on tient en guise d’écrins. La sensibilité ici est proche d’une ambient de fin du monde, lent déploiement de textures abrasives ou collantes, gluantes (Moglobis), rehaussées de rythmiques agressives (Mulhet, Too Broken), quelque chose qui pourrait presque rejoindre la musique de Tool dans sa manière de se développer selon des structures complexes et dans son habileté à peindre des climats paranoïaques et angoissants, où guette une sorte d’hystérie meurtrière rentrée (Murder CBP, c’est-à-dire Cold Brutal Premeditated Murder). Voilà donc un album assez peu mélodique (Static Charge, Pot Holes, deux morceaux âpres où la musicalité se réduit au son, ou au bruit, sans bruitisme agressif mais dans un minimalisme proche du dépouillement – quelques sons maltraités secrètement et une voix au timbre chaud qui conte impassiblement son récit), assez peu séducteur mais attirant par sa violence et les tensions qu’il sait ménager : singulier, personnel et complexe aussi. Et donc recommandé.

INTRAMUROS « effets et gestes toulousains » (N° 278. 7-14 déc. 2005) (http://www.intramuroshebdo.com/).

La musique de [1] Kilo of Black Bondage est particulière, faite de longues plages musicales nourries de dub, de rock, d’électro et de hip-hop, qui donnent à l’arrivée un hybride contemporain que l’on pourrait qualifier d’“industrial dubhop”. Curieux, déroutant, cet album aurait pu être l’oeuvre d’un Étant Donné ou d’un Throbbing Gristle sous l’emprise d’une sinsemilia de première bourre. Osons!

JADE (Julien Jaffré, #20, mars 2006) (http://www.pastis.org/jade/).

Derrière le patronyme énigmatique et clandestin [1] Kilo of a Black Bondage se dissimulent quelques pourvoyeurs éclairés de la scène culturelle du milieu des années 90. Outre la présence tutélaire de Black Sifichi, vieil expérimentateur devant l’éternel (depuis les Spoken Word au microphone), on retrouve au sein de ce collectif Nicolas Marmin, issu d’Osaka Bondage [aka_bondage] et qui a depuis enrichi des ses schismes rythmiques et sonores les line-up de Colder, French Doctors ou encore Damo Suzuki’s network [CAN pour les néophytes] et Somes Kilos, soit Hugues O., rédac chef de feu l’excellent fanzine 18 jardins et membre du défunt My own et actuel membre de  » 2 kilos & more « , sans omettreNorscq à la production ou Jérôme Lori Schön Berg (1/2 de Berg Sans Nipple) en Guest. Un collectif qui a les atours d’une fédération de compagnons dont l’intérêt et les compétences en matière de musique contemporaine et de recherches sonores n’est plus à débattre. La genèse du projet est à porter au crédit du festival IDEAL, qui en mars 2003, dans la salle obscure de l’étage du lieu unique à vu naître les accouplements de textures de Black Sifichi et d’Aka Bondage. Le projet, en maturation constante en fédérant de nouvelles recrues a amplifié dans le même temps son horizon. Empruntant au domaine du Hip-hop, du dub, de l’électronica, d’assemblage rock, l’ensemble des morceaux se révèle plus proche d’un road movie, où sont davantage privilégiés les textures, les espaces et les paysages abstraits comme fil conducteur. Des instants oniriques, des climats enjoués ou phtisiques, c’est selon jalonnent l’écoute de ce Fear of a Black Windows (Public Enemy, es-tu là ?) signé sur Ronda, mais qui aurait tout aussi bien pu figurer en bonne place au catalogue de Sub Rosa ou d’un Wordsound excentrique. Quelque part entre les structures savantes et jazzy d’Orchestre 33 1/3, Les vacations urbaines d’un DJ Spooky période Necropolis et des spoken words façon Burroughs [dont la pochette entretient une étrange parenté avec l’esprit du Festin Nu du même Burroughs (le feutre en trompe l’?il )]. Totalement recommandé.

LONGUEUR D’ONDES – review by Vincent Michaud (2005, oct.) (http://www.longueurdondes.com).

Cette union d’électronistes distingués a réalisé un bel ouvrage. Sonnant par instant comme du Ez3kiel sans groove, elle taille au scalpel son univers électronique. Bon, cette construction fractale et implacable ne fait pas dans la rigolade. Mettez de l’huile dans les rouages de cette mécanique implacable, que diable !

MOUVEMENT – review by Fred Hanak (n° 39, avril 2006) (http://www.mouvement.net/).

Dès l’intro, Fear the Windows soulève un climat de tension palpable et très scénique. Un homme semble nager dans de nappes de synthétiseurs délétères, tandis qu’une voix féminine l’interpelle bizarrement. L’oppression musicale cache ici moult sonorités trépignantes (Static Charge), tapies comme autant d’ambiances à la confusion organisée (Murder CBP). Ces insolites vignettes, tout en teintes triturées (Pot Holes) et en cliquetis embrasés (A bark for fate), sont l’ouvre de (1) Kilo of Black Bondage, une formation mutante composée de Somekilos (My Own.), Black Sifichi (Wreck this Mess.) et Aka_Bondage (Osaka Bondage, Permanent Fatal Error, Colder.). Mêlant spoken words et poésie urbaine, leurs contes fantasmagoriques (Muhlet, Moglobis) font fuser neuf tranches de folie ordinaire, lorgnant aussi bien vers le rock que le hip hop, le free-jazz ou le dub électrisé. Les trompettes (Jérôme Lori Schön-Berg, membre de Berg sans Nipple) dynamitent les tympans avec frénésie, la sémantique se fait gifler par des battements furibonds, la basse se tasse et les gorges se nouent tandis que les larsens de guitares viennent conspuer des rythmiques dérangées. Un disque surprenant, parfois asphyxiant, toujours magnétique.

NAMELESS – review by Fred (2005, Sept.26th) (http://www.webzinenameless.net).

Hybride électronique en électron libre, [1] kilo of black bondage réunit sous le même toit trois des hérauts qu’on aimerait plus en vue de l’électro-va-t’en-faire-foutre française du moment, à savoir aka_bondage (qui officie également, et notamment, au sein des très bons Permanent Fatal Error), Black Sifichi (et on se rappelle cette voix obscure, ces spoken word sur la musique de EZ3kiel) et Somekilos (membre, notamment, de My Own.) Bref, que du beau monde. Et question électron libre, les gaillards savent y faire. « Fear the windows » sonne comme pas grand chose tout en traçant pourtant des sillons profondément abyssaux dans lesquels risque de s’engouffrer une bonne paire d’autre groupes,malheureusement moins talentueux et donc pour des résultats moins intéressants. En attendant, l’occasion est vraiment grande de se laisser tomber dans ces gouffres, du moins en tant qu’auditeur. [1] kilo of black bondage tisse ses atmosphères sonores comme des paysages hétéroclites aux mille facettes, entre courants en vogue ou autres plus sombres. Les voix apparaissent ici et là, puis s’en vont sans demander leur reste. Puis arrive « La » voix. Celle de Black Sifichi et ses mots caverneux, ses textes sombres qui vous foutent le blues en même temps que ces gouttes vous perlent au dos. On se perd, on essaie de regarder d’un côté, puis de l’autre, on veut éviter le contact direct, mais cette voix reste là, plus ancrée que jamais dans l’atmosphère. « I’m sick of trying to write poetry. trying to discover words that express beauty, delapidation ». Je veux bien le croire. Et je ferme les yeux. Je crois traverser une ville et tous ces quartiers tâchés des âmes perdues qui errent encore les rues, saoules d’ennui, aux petites heures du matin. Urbaine, telle est cette musique noire et lourde qu’on n’appréciera certes pas à toute heure, mais qui soulignera certainement quelques sales moments de cafard.

NUKE MAGAZINE (2005, Sept. 04th)

(…) un premier album Fear the Windows dédié aux films noirs qui délivre un trip-hop claustrophobe et angoissant parsemé de spoken words habités et d’incursions elécronica : parfait pour novembre.

SHOOT ME AGAIN – review by Fred (31-10-2005) (http://www.shootmeagain.com).

(1) Kilo Of Black Bondage, c’est la réunion de trois personnalités et la contraction de 3 identités : Aka Bondage, Black Sifichi et Somekilo (2kilosandmore). Tous trois sont déjà des musiciens expérimentés, qui cotoyent ou ont cotoyé des groupes ou des artistes comme dDamage, PermanentFatalError, Brain Damage, Ez3kiel, My Own… Les musiciens de (1) Kilo Of Black Bondage se sont réunis en 2003 pour expérimenter une collaboration lors d’un festival. Ce projet s’est étoffé, enrichi et donne aujourd’hui cette plaque qui concrétise leurs paysages sonores. La matière première utilisée est un ensemble de collages sonores, souvent étranges et angoissants, parfois obscures et sombres mais au détours de ces collages pointe une musicalité affinée. Le tout sonne expérimentale, certes, on sent la recherche du son et le façonnage de celui-ci. Mais de cette expérimentation, nait aussi une étrange accessibilité musicale. Entre electronica, dark ambient, abstract hip hop, drum and bass, bidouillages expérimentaux, poésie, et instruments classiques (1) Kilo Of Black Bondage navigue et ne sombre nullement, offrant ainsi un objet étonnement abrupt de musicalité. De quoi satisfaire à la fois celui qui aime se prendre la tête sur la musique, se poser des questions musicales existentielles que celui qui a plutôt envie de se laisser porter par la succession de notes.

VACARME – review by Cap’tain Planet (2005, Sept.) (http://www.vacarm.com/).

[1] Kilo Of Black Bondage est un groupe atypique qui puise ses influences dans le rock, le dub ou l’electronica. Voici un premier album très intéressant que nous allons essayer de vous faire découvrir. Le groupe se compose de 3 musiciens. Tout d’abord, d’Aka_bondage qui depuis 10 ans crée un monde musical unique en manipulant différentes sonorités électroniques et en expérimentant tout ce qui peut être audible. Le deuxième membre, Black Sifichi est un poète urbain aux textes sombres mais aussi un DJ et collaborateur actif d’Ez3kiel. Enfin, Somekilos qui est le fondateur du fanzine « 18, jardins » jongle sur cet album entre composition électronique et batterie. Le trio nous dévoile un album riche dont la cohérence qui ne tient qu’à un fil est une parfaite réussite. On ne peut pas parler de morceaux mais plutôt d’ambiances, chaque titre s’imbriquant dans une sphère (il)logique pour former un tout. Sur fond d’humour noir, ce qui ressort de cet album est la noirceur et la tristesse. Les images se confrontent dans nos esprits. La musique de [1] Kilo Of Black Bondage nous amène dans un état de léthargie. La torpeur qui nous prend, nous glisse vers un autre monde nous laissant imaginer maintes histoires amères de personnages empruntés à notre imaginaire. Au final la seule histoire qui reste est certainement la notre, celle de nous dans notre chambre face à une chaine Hifi ! Notez que certains titres ne sont que des poèmes récités sur fond électronique par Black Sifichi. Le timbre de voix rappelle celui de Tom Waits dont la chaleur toute particulière vous hypnotisera. Vous remarquerez peut-être que le dernier titre comprend un texte écrit par le célèbre Charles Bukowski. En bref, cet album est une réussite qui nous incite à nous renseigner sur ces trois artistes aux talents exceptionnels. Très certainement à voir en concert…

XSILENCE – review by Jekyll (2006, mars) (http://www.xsilence.net).

La musique de [1] Kilo Of Black Bondage est profondément moderne : un pied ancré dans le cinéma noir, un autre dans la poésie urbaine; une main brandit l’électronique comme étendard, tandis que l’autre flirte avec un post-rock acoustique et jazzy. Et au centre, un corps informe et maladif dont jaillissent des mélodies superbes. Fear The Windows tient du miracle : alors que la musique du trio français ne pourrait être qu’un gigantesque puzzle, une suite de collages sonores sans vie, il s’en dégage une seule et même force morbide, tirée vers une lumière blafarde. On est subjugué par tant d’audace, tant de personnalité… Et cette manière qu’a le groupe de bouleverser sans cesse les codes de la musique est unique. Les neuf titres dérangés du premier album de [1] Kilo Of Black Bondage méritent mieux que la confidentialité d’un secret bien gardé. Ecoutez-les !! (18/20)





ITALIAN REVIEWS – CHRONIQUES EN ITALIEN – RECENSIONI in ITALIANO






BLOW UP (89)- recensione di M. Busti (2005, ott.) (http://www.blowupmagazine.com/)

Fra atmosphere noire di opprimente cupezza si dipana come liquido scuro la musica di kilo of black bondage, trio composto da aka_bondage(fondatore di osaka bondage, membro di Colder e Permanent Fatal Error, e collaboratore di Erik M e Damo Suzuki), dall poeta urbano Black Sifichie dall batterista Somekilos, jà nei 2kilos&more. L’esordio della band e a dir poco brillante, perfettamente bilanciato nell’ equilibratura fra componenti eletroniche ed elementi eletroacustici e mostra una spiccata maturità nell tratamento di un suono che possiede una peculiare forza magnetica. Ogni brano a un suo definito svolgimento narrativo e trascina l’ascoltatore nella penombra di scenari mai rassicuranti in cui basso e batteria sferzano l’aria con terribili fendenti (Muhlet), mentre la voce di Black Sifichi avvolge tutto con un velo nero di ruvidatela (static charge, a bark for fate). Provando ad immaginare cosa potrebbe uscir fuori da una jam-session con Tricky, God, You Fantastic ! & Dub Syndicate, si riesce ad avere un’ approssimativa idea della musica contenuta in « Fear the windows ». (7/8)

COMUNICAZIONE INTERNA Nazario Graziano (2005, nov.) (http://www.comunicazioneinterna.it/)

Una metropoli non definita di notte. Pioggia. Passi. Persone. Un serial killer probabilmente. Un omicidio. Tensione. E’ questo l’ipotetico scenario che c’è dietro l’ascolto di « Fear the windows » opera ultima di [1] Kilo of Black Bondage, terzetto sperimentale nato dall’unione di Aka_Bondage, Black Sifichi e Somekilos. Il loro progetto abbraccia territori cupi e oscuri che vanno dall’elettronica minimale, al post passando per dub e hip-hop . Capita così di imbattersi in episodi scurissimi come « Muhlet » e « Pot Holes » o nei minimalismi glitch di « Moglobis » o « A bark for fate ». E’ un dub obliquo quello che riempie la scena (omicida ?) di « Murder CBP », mentre un insolito jazzy-rock contagia la bellissima « Earth Multi hop whistlers ». Il disco si chiude alla grande con le contaminazioni urban-jazz-hiphop di « Too broken » a sigillare un lavoro « dark » e sperimentale che definire « elettronico » è a dir poco limitativo. « Fear the windows » nella sua categoria resta fin da ora una delle migliori produzioni di questo 2005.

FREAKOUT ONLINE – recensione di Fausto Turi (2005, nov. 11th) (http://www.freakout-online.com)

Diversifica sempre più le proprie pubblicazioni, l’etichetta milanese Wallace Records, e con questo Fear the Windows – edito insieme alla francese Ronda Label – s’avventura nel campo dell’avanguardia elettronica. [1] Kilo of Black Bondage è l’unione degli sforzi di tre artisti francesi che si frequentano da due anni in studio e nei concerti : Aka_Bondage, bassista e manipolatore elettronico che suona nei Colder e nei Permanent Fatal Error ed accompagna in tournèe l’inossidabile ex voce dei Can, Damo Suzuki ; poi Black Sifichi, dj, cantante dall’humor nero dei Tempsionspecializzato in spoken word ; infine Somekilos, batterista e musicista elettronico in My Own e 2Kilos & More. Il disco è prodotto da Norscq (The Grief / Colder / Von Magnet) ed è inquietante e macchinoso, richiama il genere “industrial” già dalla copertina disumanizzata, e consiste di 9 tracce fatte di racconti in lingua inglese che poggiano su tappeti elettronici interessanti perchè slabrati, realistici e futuristi : i tre si sforzano – con la tecnologia moderna, beninteso – di ottenere un suono analogico, caldo, e ci riescono bene ; mi ricordano molto i lavori sperimentali della musicista israeliana Meira Asher, o persino di Aphex Twin, negli strumentali. E si respira aria di b-movie anni 50 grazie ai citati suoni retrò, con i protagonisti delle storie che sembrano comunicare tra loro in “mono”, attraverso transistor e walkie-talkie disturbati; favole trucide in spoken word, costellate di gente armata e fuori di testa, ma il risultato complessivo, malgrado coinvolga, risulta memorabile solo in qualche episodio. Tra le cose migliori del disco c’è la traccia video ‘A Bark for Fate’, giocata sulle immagini ripetitive ed ipnotiche che vediamo scorrere davanti ai nostri occhi guardando fuori dal finestrino di un’auto in corsa.

MOVIMENTA – Marcello Consonni (2005, nov. 11th) (http://www.movimenta.com/recensioni/cd/1kilo.html)

[1] Kilo Of Black Bondage è un combo francese costituito da 3 personaggi di varia estrazione musicale e culturale. I 3 sono il bassista Aka Bondage, il « poeta urbano » Black Sifichi dalla voce cupa e avvolgente e Somekilos batterista e manipolatore di elettronica. Il suono che partorisce dal loro incontro è un mix efficace e ben calibrato tra dub hip-hop e sperimentazione rock. Le corde vocali di Black Sifichi rimangono un punto fermo in tutto l’arco di « fear the windows », il suo spoken word oscuro fa coppia con le massiccie dosi di beat della drum-machine e del noise creato con le manipolazioni elettroniche. Dal canto suo Aka Bondage cerca di alleggerire il tutto con interventi di matrice rock come il buon giro di basso in « unleash » doppiato da quello in « earth multi hop whistlers ». Come termine di paragone (se proprio dobbiamo farne uno), mi viene in mente, che i francesi cercano di fare quello che fecero i Massive Attack a un certo punto della loro evoluzione, contaminando il dub e la musica nera con alte quantita di rumore bianco di estrazione rock, noise e ritornando proprio alle radici quello che fa il krautrock. Materiale grezzo ma totalmente fuori dai cliche indie ormai consolidati.

KOMAKINO – recensione di Paolo Miceli (2005, sept. 30th) (http://www.inkoma.com/komakino.asp)

Stavo dando un’occhiata alla cover art di questo CD, e mi stavo giusto chiedendo se l’ombra magra rappresentataci sopra, che mi spia da dietro il vetro di una bottiglia vuota, sia o no un ritratto di William Burroughs… anche perchè le atmosfere su queste tracce mi ricordano alcuni Suoi excursus musicali.. e i francesi « [1] Kilo of Black Bondage » hanno quel nonsoche di charm macabro da raccontastorie, un poetico spoken-word underground, arricchito da un tappeto di suoni che fa altalena tra l’hip hop sporco (Murder CBP), la techno (Moglobis), umori +ttosto jazzati (Earth multi hop whistlers), e l’ambient rock caro a certi Godspeed You! Black Emperor (- come anche l’uso di alcune voci, che sembrano prese da scatole nere di aereoplani o vecchie tv). – E’ forse una perfetta colonna sonora per un ideale romanzo beat-generation? – a ciò si aggiunga poi che l’ultima traccia, Too Broken, usa dei testi di Charles Bukowski (ok, lo so che Bukowski è appena ai confini di quello che la BeatGeneration vuole), e mentre ascolti queste melodie, Ti senti come se dovessi accenderTi una sigaretta, o nascondere la testa tra le mani.. la disperazione è dietro l’angolo.. quindi attenzione alle finestre, potrebbero tentarvi…

MIUZIC – (2006, nov.) (http://www.miuzik.it/)

Dall’incontro tra Aka_Bondage (bassista nei Colder e Permanent Fatal Error, collaboratore di Damo Suzuki nonché mente degli Osaka Bondage), Black Sifichi (poeta e produttore, voce dei Tempsion) e Somekilos (già dentro i My Own alla batteria e responsabile della sigla 2Kilos & More), nasce il progetto [1] Kilo Of Black Bondage. « Fear The Windows » si muove lungo territori prossimi alla sperimentazione (per nulla trascurabile l’uso dell’elettronica), attraverso sporadici innesti vocali (gli spoken words di Black Sifichi) e dosati interventi di basso, batteria, chitarra e tromba (quest’ultima a cura di Lorich ‘n’ Berg). Nonostante l’album risenta di una frammentazione di fondo, finisce comunque con il distinguersi in alcuni episodi (l’hip-hop trasfigurato, cupo e terminale di « Muhlet; l’asettica distesa ambientale contenuta in « A Bark For Fate »; la tensione nervosa diffusa da « Too Broken », con il testo a firma Bukowski). Di sicuro interesse per chi non disdegna i Dalek e gli Enablers.

MUSIC CLUB – recensione di Roberto Michieletto (2005, oct.) (http://www.musicclub.it)

Proposta estremamente interessante quella di [1] Kilo Of Black Bondage, terzetto transalpino che ha riportato la mia memoria indietro nel tempo di una decina di anni, allorquando nel sottosuolo (ma anche a livelli superficiali superiori, visto che ci fu l’interesse di label maggiori) in Francia si muoveva una formazione con cui sussistono parecchie affinità sonore, ovvero i Double Nelson. Qui vi è una minore spinta elettronica (utilizzata più che altro in fase di assemblaggio e produzione, perfettamente gestita da Norscq, che non durante la scrittura) e una maggiore propensione avant/post rock descrittiva. Ma per il resto gli ingredienti sono simili, dai campionamenti “terroristici” alle linee ritmiche mutuate dal dub, dalla frammentazione dei suoni e delle strutture alla propensione primaria alla contaminazione (anche con l’hip hop) e alle affinità con la scena post-punk-wave e industriale concettuale. Se poi volessimo spingerci oltre i confini d’oltralpe allora potremmo sollevare similitudini con entità elevate quali Ice e magari con una forma non sintetica di Scorn. Fatto sta che, qualunque sia il confronto che vogliate fare (e che il sottoscritto ha fatto per trasmettervi un’idea musicale di quanto contenuto all’interno di ‘Fear The Window’), [1] Kilo Of Black Bondage si dimostra gruppo di ottima sostanza e di altrettanto ottime intuizioni (molto buona pure la scelta delle parti vocali di stampo spoken word). Promossi a pieni voti.

NEWSIC – recensione di Claudia Benetello (2005, nov.) (http://www.newsic.it/php/nwnext.php)

Il nome un po’ inquietante di questo progetto riassume, non senza una discreta dose di ironia, i nickname dei musicisti coinvolti: Nicolas Marmin aka Bondage, manipolatore elettronico; Black Sifichi, dj e produttore e vero punto di riferimento nell’ambito della spoken word; Hugues Villette (Somekilos), batteria ed elettronica. Si tratta di tre personalità da tempo attive in ambito sperimentale, che con « Fear The Windows » intendono suggellare il loro connubio artistico portando in dote un notevole bagaglio di esperienze. Eppure quest’album di debutto è così bizzarro ed eterogeneo che, ad un primo ascolto, si rischia di rimanere sgradevolmente spiazzati. Disarmano la scrittura libera, l’abbondante utilizzo del « rumore » e l’assenza di un nesso evidente tra una composizione e l’altra. Alcuni brani sono interamente strumentali, altri parlati con voce profonda e ruvida (in « Muhlet » sembra di ascoltare i Bachi da Pietra in versione tecnologica!), ora disturbati da interferenze e corti circuiti, ora costruiti su pulsazioni minimali, piuttosto che su calde percussioni. Il filo conduttore invece c’è eccome, e si chiama mood: Fear The Windows è formidabile nel creare un’atmosfera di mistero e inquietudine di grande classe, riconducibile solo in parte alle varie influenze che il disco trasuda. Se è vero che nell’album confluiscono dub, post-rock e hip hop (solo per citarne alcuni), questi stessi elementi vengono rielaborati con disinvoltura e maturità tali da rendere il disco diverso rispetto a quanto qualsiasi definizione di genere possa definire. Non è certamente un disco « facile », anzi, metto subito in guardia precisando che la patina noir che lo avvolge può « affaticare la digestione ». Ciononostante, non passano inosservate la qualità e l’originalità di un lavoro che apre scenari inesplorati sul fronte della commistione tra elettronica e rock.

ROCKLAB – recensione di Francesco Vitale (2005, 22 dec.)

I [1] kilo of black bondage si muovono sulla scena del crimine col fare di chi sa come sono andate veramente le cose. Il delitto è efferato, meschino, subumano. L’atmosfera è umida e sullo sfondo si muovono ombre indistinte. Dalle finistre si affacciano volti deformati dalla paura. Fear The Windows è l’edificio grigio di periferia dove ogni finestra è una porta sullo squallore urbano e sui personaggi che popolano la metropoli. Un’ impalcatura sonora contemporanea, che si ciba di rumori « sporchi », di black groove, di narrazioni squilibrate. Il giusto incrocio tra l’oralità di un Tom Waits e la passione eclettica di un Tricky. Basta tenere socchiusa la porta per sentire i suoni umorali che salgono dalla tromba delle scale (come in « Moglobis ») o magari salire sul tetto di notte per vedere le luci della città (« Earth multi hop whistlers »). Malati e taglienti, i tre sembrano concentrarsi morbosamente sui particolari, i piccoli suoni, i mosaici sonori che prendono forma come in « A bark for fate », autentica suite asincrona.Lavoro decisamente per orecchie allenate, ma dall’impatto devastante e alienante.

SANDZINE – recensione di Alfredo Rastelli (2005, ott. 17) (http://www.sands-zine.com/)

Con [1] Kilo of Black Blondage, invece, cambiamo tipo di sonorità, che si fanno più sperimentali e liquide. Il gruppo è composto da tre musicisti francesi di cui uno, Nicolas Marmin, qui con lo pseudonimo di Aka_Bondage, lo conosciamo già per via dei suoi trascorsi nei Permanent Fatal Error (recensione in archivio) e nel Damo Suzuki’s Network ; insieme a lui, un manipolatore elettronico/batterista (Somekilos) e un dj poeta (Black Sifichi) ; un’unione di personalità non comunissima ed in effetti ciò che ne viene fuori non è un lavoro di tutti i giorni; « Fear the windows » è un disco profondamente immerso in acque elettroniche, dagli scenari scurissimi come la profondità degli abissi. La miscela di ispirazioni funziona alla perfezione : bassi dub, scomposizioni ritmiche, manipolazioni elettroniche, inserti strumentali (chitarre, fiati), squarci industrial e spoken word, come una commistione tra l’elettronica cinematografica dei Rechenzentrum (ascoltare unleash), la profondità dei bassi e le atmosfere dei New Wet Kojak (muhlet; la sensualità è sostituita da una tensione quasi palpabile), le inflessioni vocali e alcuni asperità elettroniche del Mark Stewart & Maffia (murder CBP; moglobis) e il post-rock drummatico e jazzato di certi UI (earth multi hop whistlers). È una sorpresa, questo disco, composto da canzoni accattivanti, ottimi suoni, marcata attitudine sperimentale e molta personalità. Vengono a riempire lo spazio lasciato vuoto da alcuni dei succitati gruppi e, porca puttana, ne sentivamo proprio la mancanza.

SNATURAROCK – recensione di Francesca Ognibene (2005, sept.)

Un album ansiogeno e sanguinolento questo del trio francese. La violenza delle strade. Perché là sarete. Parole sparate in bocca e tratteggiate dagli istinti sonori di Monsieur Aka Bongage, che già ricorderete nel live di Damo Suzuki¹s Network. Il brano ³murder CBP² è uno spaccato di suoni malati che sentiamo nella testa nei momenti di confusione, nell¹aria sporca della città. Ragnatele che coprono tutto, però il soffio della speranza arriva dolce a spazzarle via e così la tromba di Lorich Œn¹ berg inventa un filo per far scivolare via la pesantezza. La voce calda del dj Black Sifichi riempie le note e le fa trasbordare perché tutto è esploso. Non ci si può pìù contenere come barattoli di vetro. Somekilos che completa il trio alla batteria, darà il meglio di sé in Moglobis dove graffia il suono della batteria mentre dà voce al suo battito. Un graffio, sembra, al piattume della vita. Fear the Windows è nato concerto dopo concerto, nelle terre d¹Europa. Frammenti d’esperienze, cultura musicale miscelata con cura da tre belle teste. Gran finale delle tracce con un testo di Charles Bukowski, accompagnato da un sibilo elettronico come sottofondo e impreziosito sempre dalla bella voce del dj radio Black Sifichi. Unica pecca il video di a Bark for fate che non ha soddisfatto le mie aspettative ma è ugualmente positivo averlo nel cd a disposizione.

SONORIKA – recensione di Marco Boscolo (2005, Dec.) (http://www.sonorika.com)

L’uomo avanza verso di noi immerso nell’acqua fino alla vita. In mano tiene un fucile e con la voce rotta dalla stanchezza ci incita a non mollare, ad andare avanti. In lontananza si odono come spari di una guerra. Globale. Le citta’ non sono piu’ sicure e uomini malvagi dal volto coperto si aggirano per le strade. Deserte… Potrebbe iniziare cosi’ un nuovo film di fantascienza ambientato in una realta’ parallela, non troppo dissimile dal nostro mondo reale. Colonna sonora: Unleash, prima traccia dell’esordio di [1] Kilo of Black Bondage. I tre musicisti erano gia’ attivi negli ambienti dell’elettronica d’avanguardia francese prima di unire le forze: Aka_bondage come musicista in diverse formazioni di rilievo (Osaka Bondage, Permanent Fatal Error); Black Sifichi come poeta “urbano”, dj e produttore; Somekilos come musicista nel progetto 2Kilos & More. Qui sembrano aver trovato un equilibrio ancora incerto ma carico di fascino e potere seduttivo, tra ambient nero pece, trip-hop a la’ Tricky (in particolare in Murder CBP) e inquietanti suggestioni horror/dark. Quando alle manipolazioni elettroniche e alla voce baritonale di Black Sifichi si aggiungono degli ottoni aurorali, sembra di trovarsi dentro a Khmer di Nils Petter Molvaer (Muhlet, Earth multi hop whistlers). Altrove emerge tutta la bravura nello spoken word (Static charge) o la capacita’ di costruire crescendo che inchiodano l’ascoltatore (A bark for fate). Fear the Windows e’ eterogeneo, forse pervaso da troppe diverse influenze musicali (dub, trip-hop, ambient, rock, hip hop, spoken word) e non, ma i brividi che sa “regalare” ad ogni ascolto, una volta digerito il materiale sonoro piu’ ostico, valgono tutta la fatica e ripagano di ogni volta che nel cuore della notte vi sveglierete madidi di sudore e l’uomo nero ritratto in copertina vi stara’ ad osservare immobile, con il suo volto privo di occhi.

IL TIRRENO – recensione di Guido Siliotto (2005, nov.)

Come a volta capita, si potrebbe acquistare questo cd già solo per la copertina. Per avere un’idea del contenuto di “Fear The Windows”, album d’esordio di [1] Kilo Of Black Bondage, basta infatti guardare quell’immagine, perché è qualcosa di misterioso la musica di questo collettivo formato da tre artisti di sicuro spessore e dalle già molteplici esperienze, capaci qui di trovare un’intesa davvero propizia : Aka_Bondage (già inOsaka Bondage, Colder e Permanent Fatal Error), il batterista Somekilos (ex 2Kilos&More) e il poeta Black Sifichi. Con le sue movenze sinuose ti avvolge, ma è tutto d’una cupezza che sa di film noir, disperato e poco rassicurante. Elettronica e strumenti acustici si fondono in un suono personale e coinvolgente, mentre la voce di Sifichi sa di incubo. Come una tela materica, dove i grumi di colore, per lo più il nero, soddisfano con la loro ruvidezza. Un ascolto da fare in cuffia, laddove impercettibili variazioni fanno la differenza.

USCITA DI SICCUREZA – recensione di Sandro Giorello (2005, sept.) (http://www.uds.it)

Il nuovo disco Wallace records, per la precisione il numero 63 del catalogo e con data fissata per ottobre, nasce dall’incontro di tre illustri personaggi della sperimentazione contemporanea. Questi tre (Aka Bondage, Black Sifichi, Some kilos) hanno curriculum veramente degni di nota e vantano (sempre tutti e tre) di grandi esperienze nell’underground francese. La solita noia direte, invece no e vi spingo a superare le vostre perplessità scrivendo, con ferma sicurezza, che questo è uno dei migliori e più innovativi dischi che mi sia capitato per le mani negli ultimi tempi. « Fear the windows » è un oscuro miscuglio, un coagulo nero fermatosi tra cuore e cervello. Elettronica e strumenti veri si accoppiano e generi a dir poco riconoscibili vengono influenzati dal trip hop, dal dub o dall’abstract più violenta. Quando suona la chitarra acustica il pezzo diventa post rock, quando lo fanno i fiati ci si ritrova in malinconici cicli di jazz. Cosa colpisce è l’approccio a questi materiali, un’attitudine cruda e concreta non propensa al superfluo o a idiozie cerebrali. Se il pezzo vuole emozionare si presenta chiaro e di semplice bellezza, quando vuole confondere diventa un intricato incastrarsi di ombre e rumori. [1] Kilo of Black Bondage resta un gruppo stupefacente e energico di cui non posso che consigliarvi l’ascolto, un lavoro come pochi.

STEP1 – recensione di Rocco Rossitto (17 gen. 2006)

Se uno prova a mischiare: lande sonore, rock, dub ed elettronica varia e mani-polata ad una voce calda, nera, profonda non e’ mica detto che venga bene il risultato. Si rischia di fare qualcosa di “per forza innovativo” senza riuscirci. Invece in questo caso i Nostri sfornano dal cilindro un cd azzeccato. 9 tracce ben amalgamate che si muovono dentro i recinti già citati, solcando traiettorie interessanti. Avvertiamo l’ascoltatore: nulla di convenzionale. A tratti ci si avvicina alla forma-canzone, per il resto ci si allontana volutamente. Come perdersi per poi ritrovarsi. Migliorati? Senza dubbio. “Eart multi hop whistlers” e “Too Broken” sono degli esempi validi ed anche delle ottime istruzioni per l’uso.




IN ENGLISH


CAMERON DEYHLE BLOGSPOT – reviewed by Cameron Deyhle (2005, dec. 18th)

I received my first out-of-country package the other day from the French label, Ronda. My first superficial thoughts on the album were, « What kind of name is [1] Kilo Of Black Bondage for a band and what’s that creepy guy from ‘Jacob’s Ladder’ doing on the cover? » Upon listening to « Fear The Windows », I quickly realized that this isn’t as much an album with songs as it is a vehicle for delivering some of the craziest poems and narratives ever burnt onto plastic. As the fuzzy trip hop inspired beats drag you through the mud and the Tyler Durdenesque rants on the state of affairs in this crumbling dilapidated world, it’s the nameless narrator that keeps the train wreck together and on course. Even with « Fear The windows » being so strongly story driven, it was the beats and the sounds that kept bringing me back for repeated listens.

Chain D.L.K. – reviewed by Andrea Ferraris (2005, sept.) (http://chaindlk.com)

This french band has been a nice surprise above all considering there’s something that has driven my thoughts back to some years ago. [1] kilo of black bondage is indeniably near to some old projects involving Mick Harris, Eraldo Bernocchi or Laswell and for who’s writing (read: me!) it already means « tip of hat » to the french guys. I can assume a good know it all will complain not everything in which the three artists mentioned have been involved was groundbreaking, but hell knows how deep and ass kicking have been some of the records featured by these three musicians I’ve mentioned. What reminds so much of Bernocchi and Harris ? Above all the atmosphere: it’s dark but not depressed, just mystical…shady to say it all. There’s a dark mood, but there’s rhythm in the hip hop/dub/ambient/rock/jazz « splinters driven in the body » of this cd. The front cover of this elegant jewel box shows the shadow of a man with a hat on his head, don’t ask me why, but it reminded me of William Burroughs, not so far from that shadow in the cover of Sonic Youth’s « N.Y. city ghosts and flowers ». Uncle Bill would have loved a record like this, it’s the result of a cut and paste process enriched by elements played with drums, guitars, vocals, bass, trumpet and many other things. « Fear the windows » also reminds me of some of the Sub Rosa’s releases at their best. Are you dazed and confused enough? Ok, I’ll add that the vocals have a baritone deepness similar to Ira Cohen that will cross your stomach/guts like you’re getting screwed like a can. Cut up, good ideas and experience: this could be a know how in the making of a good record and [1] kilo of black bondage probably have learnt the lesson.(4.5/5)

GRAVE CONCERNS – review by Julie Johnson (nov.-2005) (http://www.graveconcernsezine.com)

Less a band in the traditional sense than a collaboration by three avant-garde solo artists, [1] Kilo of Black Bondage consists of Aka_bondage (Nicolas Marmin, who has played with such bands as Colder, Damo Suzuki’s Network and Permanent Fatal Error), Black Sifichi (French radio DJ and singer for the group Tempsion) and SomeKilos (of the group My Own). Musically, this diverse group has put together forty-five minutes of beatnik-inspired experimental electronic music, clearly inspired by late ’50s jazz and poetry but not in the least retro or contrived. These tracks range from laid-back breakbeats on « Murder CBP » to the frantic, jazzy wailings of « Earth Multi Hop Whistlers, » but it’s the spoken-word tracks that demand the most attention. Black Sifichi’s style is hip enough to snap your fingers along to, but thankfully he has his own lyrical style, rhythmic and compelling but not burdened by Ginsberg or Burroughs affectations. « Muhlet » is a tale of a schizophrenic, suicidal transvestite, while « Static Charge » evokes the image of a lonely soldier, camped out in winter with nothing but radio static for company. « A Bark for Fate » is more abstract, a poem against poetry, Sifichi railing against the constraints of art over sinister ambient noises and a deliciously fuzzy upright bass, while final track « Too Broken » is an angry homage to one of the project’s literary forefathers, with double-layered shouts of Bukowski lyrics and abrasive trumpet screeches. This album is unique and compelling ; check it out if you ‘ve got a yen for the ’50s avant-garde but can’t stomach the idea of wearing a beret to a poetry reading.

KOMAKINO – review by Paolo Miceli (2005, nov. 30th) (http://www.inkoma.com/komakino.asp)

I was looking at the cover art of this CD, and i just wondered if the thinny shadow painted on it, who eyes me behind a bottle, is a portrait of William Burroughs or not.. even because atmospheres on this tracks remind me of some musical excurses He had in past -and french [1] Kilo of Black Bondage have that morbid charm of story-tellers, a poetical underground spoken word style, enriched with a carpet of sounds, swinging between dirty hip-hop (Murder CBP), techno (Moglobis ), jazz-ish moods (Earth multi hop whistlers), and ambient-rock dear to some Godspeed You! Black Empereor (- the use of some voices, like coming out from an airplanes black-box or a old tv). Is this the perfect soundtrack for an ideal beat-generation romance ? actually, the last track, Too Broken, uses some text of Charles Bukowski (ok, i know he’s at borderlines of what Beat Generation is), and while You are listening these melodies, You feel like You should light a cigarette, or hide the head with hands.. desperation is behind the corner, so beware of windows.. they might tempt You…

LEGENDS MAGAZINE – review by Marcus Pan (2005, oct.) (http://www.legendsmagazine.net)

France is becoming quite a boomtown for dark ambient and interesting conglomerations. [1] Kilo of Black Bondage were formed in 2003 at the I.D.E.A.L festival in France. Names thrown about on the press kit you will remember from Ronda’s various artists project, « Je Suis Un Etranger ». [1] Kilo of Black Bondage typically refer to themselves as dub artists, mixing together various soundage and ambience to form pieces that move a bit more than your standard ambient backwash. Dub, drum ‘n bass and a touch of jazz fusion are blended to create Fear the Windows, using some spoken word to punctuate sections of song like Static Charge, A Bark for Fate and the opening Unleash. Poetry Band(1) was one that sticks in my mind with this style of avante-garde spoken word poetry, but the difference here is that [1] Kilo of Black Bondage pull it off with applomb – the lyrics are mesmerizing and the backing soundscapes are extremely appropriate somehow with the material. A Bark For Fate is a favorite of this type of accomplishment. Meanwhile Too Broken is a hardcore jazz dub, with horns, spoken word smashed together with heavy handed rhythms. A strongly moving score, Too Broken is easily one of my favorite spoken word tracks to hit the air. Frightening while at the same time catchy, [1] Kilo do an amazing job of creating a track that will mesmerize and intensify. Let’s step back to the opening Unleash, which has a brilliantly used vocal sample in the beginning to kick off Fear the Windows on a strange bent: « You’re not making very much progress, Danny. » Where that’s from and exactly what progress [1] Kilo of Black Bondage refer to is unknown, but it pushes the listener into a muddy water of slow moving ambient with more nicely applied samples. It opens with a « middle of the story » tack and leaves you wondering through the rest of Fear the Windows. The dubbed up Muhlet is brilliantly concocted with moving rhythms and seriously well written lyrical spoken word. As good as any William Burroughs(2) reading. The backing music moves with the verbiage rather than just tries to backdrop it and the two fuse together into a cohesive and well created whole. Rhythms will find themselves mixed up, slowed, stalled and otherwise dubbed into a strange moving eclectic form applied to a rigorous bass movement to create a funky jazzy tune. Earth Multi Hop Whistlers is, as the name implies, a truly strange track. Jazz fusion at its finest, and I dig the jam-band style it comes out with. It’s one of those few songs that comes in really warped and weirded out, but still views to be music as opposed to mush. I really enjoyed [1] Kilo of Black Bondage’s Fear the Windows. Avant garde, but avant garde done with a mind towards the listener rather than just a bunch of mush that the creator felt good to press just for the sake of pressing, which is Poetry Band and Einzeleinheit 003. [1] Kilos work is worlds better than other artists of the genre and have a certain flair for dubbing weirdness together into a worthwhile whole.

RIB MAGAZINE – review by Will Jordan (dec. 2005) (http://ribmag.com)

Fear The Windows paints a somber, urban landscape with each haunting track. Black Sifichi, Aka_bondage and Somekilos come together as Kilo of Black Bondage on Fear The Windows and evoke a constant paranoia with the release of experimental electronic sounds filled with ominous, politically macabre spoken word, eerie effects, a whining trumpet and dizzying hypnotic beats. The mind must be completely wide open for this one. (3/5)

UNDOMONDO (2005, sept. 27th) (http://www.undomondo.com/)

Continuing the tradition of weird names, a few days ago I came across this European electronica band. There’s a sensible explanation to the name though. [1]Kilo of Black Bondage is actually 3 musicians, Black Sifichi, Aka_Bondage and 2 kilos and more, hence the name. Unleash is a strange piece, it’s not a song, it’s more like storytelling with the help of music. The beginning is ambient with occasional creepy strings and water sounds. The music lumbers on with increasing tension, and around the first minute, samples off a possible movie dialogue enter, completing the haunting feeling. The texture work is great here and if you like Badalamenti stuff, you’ll like it a lot. Ok, enough hints, you’ve got to listen to the full song, to find out how it resolves.

WRECK THIS MESS, Amsterdam – Bart Platenga (2005, jan.) (http://www.wfmu.org/~bart/)

Deep dark collaboration of sombre dub and creepy ambiances (the world is not safe for teletubby souls) & Black Sifichi’s unique vocals and poetic texts that remind one of a combo of John Giorno, Paul Bowles and Ken Nordine. The sound hovers between the old gray hums in Laswell dub ambiances, the howling of an old wolf, the Wordsound explorations of a decaying Brooklyn waterfront populated with the dead and dumped bodies of victims of organized crime and the Wasteland of TS Eliott. Recommended only for those not prone to hair-trigger fits of depression.

The Weekly Review of Norman Records – Teamnorman (26 May 2005) (http://www.normanrecords.com)

‘Fear The Windows’ by [1] Kilo Of Black Bondage. There are some quality experimental sonic textures and soundscapes with disjointed rhythms which borrow from Dub, Hip-hop Rock and electronica and lots of sampled vocals and spoken word pieces. Very interesting.





OTHER LANGUAGES : GERMAN, SPANISH…




ORKUS – reviewed by Thomas Sonder (2005, oct.) (http://www.orkus-online.de)

Ein ganz eigenes Kapitel der französischen Electronica-Szene schreiben und beschreiten [1] Kilo Of Black Bondage nicht nur der Bandname, nicht nur die Musiker (Aka_bondage, Black Sifichi, SomeKilos) und nicht nur die Songtitel (etwa Muhlet, Moglobis, Earth Multi Hop Whistlers) bezeugen, dass man es hier mit etwas ganz anderem zu tun hat, sondern auch die Musik tut dies, bestätigt, dass es immer noch möglich ist, ein verwirrendes, gleichermaßen faszinierendes, intelligent konstruiertes und ultradüsteres Album einzuspielen, das von frischen Ideen und überraschenden Elementen bloß so strotzt. Fear The Windows ist ein unglaublich dichtes Sammelsurium aus Electronics, Industrial, Ambient-Scapes, Barjazz, Dub, Drum’n’Bass, Spoken Word- und weiteren Performances  harmonisch, wild, durchgeknallt, finster, suizidal, verwildert, lebendig… eine Platte, an der man sich einfach nicht satt hören kann, da sie derart enorm unkonform, aber immer noch un-unüblich genug die Barrieren durchschlägt, dass sie auch für Experimental-unerprobte Ohren keine Qual darstellt. Ein Teil, das sowohl für depressive Nächte als auch für ironisch-sarkastische Schwarz-Abende den idealen Hintergrundsoundtrack darzustellen vermag. (10)




PERDIDOS EN EL ESPACIO – (2005, oct.) (http://www.perdidos.cl/index.php?paged=2)

Esta banda francesa se nutre de imágenes visuales asfixiantes, con extractos -pareciera- de películas de rigor. Muy claustrofóbicos, aunque con un sonido inicial de chapoteos en el agua no resulte mas que un factor distractor ante tanta e inimaginable puesta en escena. Los 1 kilo suenan muy pero muy de bajo fondo, reclutando voces toxicas, versos nauseabundos cargados a lo torcido. Bukowski una inspiración? Burroughs otra inspiración? por cierto que si, hasta pareciera que es la banda sonora de la vida de ambos. En lo estrictamente musical hay una melcocha, en algunos temas el Dub es mas manifiesto, en otros la improvisación medio jazzista, en otras el Dark Ambient, en otras mas drum’n bass, en otras hardcore jazz dub. Perfecto para quienes andan buscando “otra cosa”. Nota aparte, dos de los integrantes tienen programas de radio en Francia :Epsilonia y Audiometric.





THESE RADIO SHOWS HAVE AIRPLAYED « FEAR THE WINDOW » / FEAR THE WINDOW A ETE DIFFUSE DANS LES EMISSION SUIVANTES

Alternatives (France Inter – F.) / (see « alternatives » show playlist sat., nov. 19 -2005)

Battiti (RAI, Radio 3 – It.) / (see « battiti » show playlists)

Prospettive musicali (Radio Popolare – It.)

Sound Projector (Resonance FM – London, UK, Ed Pinsent’s program)

Random Radio show (Radio Campus Paris, 89.9 FM Paris – F.)

Noisy Crescendo (Radio Campus Bruxelles, 107, 2 FM Bruxelles – Belg.)

Epsilonia (Radio Libertaire, 89.4FM, Paris – F.)

WTM Amsterdam (Radio 100, 99.3 FM, Amsterdam – Netherland.)

Audiometric (Aligre FM, 93.1FM, Paris – F.)

Third Ear Music (Radio 100, 104.1 FM, Pila- Poland)

Wreck This Mess (Radio Libertaire, 89.4 FM, Paris – F.)

La peau des héros (Canal B, 94.9FM Rennes – F.)

La nuit des sauriens (Radio Stoliahc, 90.1 FM Sens – F.)

L’heure sombre (Radio Pluriel, 91.5FM, Lyon – F.)

Aphonie (Radio G, 101,5 FM Angers – F.)

Jet FM (Jet FM, 91.2 FM Nantes – F.)

RCL (Radio Campus Orleans, 88.3 FM Orleans – F.)

Futurmix (R. T. F. Limoges, 95.4 FM Limoges – F.)

Au bar à gauche (Eko des Guarrigues, 88.5 FM Montpellier – F.)

L’airplay aux petits oignons (Eko des Guarrigues, 88.5 FM Montpellier – F.)

RadioNotte (Radionotte, 93.5 FM Milano – It.)

Le Altre Voci (Radio Gamma, 105.0 FM Trento, 97.5 FM Rovereto, 93.9 FM Arco, 100.9 FM Ala & Avio, 94.0 FM Lago di Garda, 90.5 FM Mori- It.)

Miscuglio (Radio Punto, 91.1 & 91.6 FM Cascina -Pisa, It.)

Sotterranei Pop (RLB, Rende CS- It.)

Last FM (radioblog)

W-h-y ? (radioblog)




PAST CONCERTS / LISTE DES CONCERTS

17/05/2006 : PARIS (Flèche d’Or) + Rodolphe Burger & David Thomas + Tep

29/04/2006 : MILAN (Torchiera)+ Yokotobiger

28/04/2006 : GRENOBLE (Mens) + Scherzo + Grrrzzz

27/04/2006 : LYON (Sonic) + 2kilos &More

13/12/2003 : COLOGNE (Werkhalle Kunstwerk) + Cosmonautes, Pathologie 3

24/10/2003 : RENNES (Festival Electroni[k] 3 – L’Ubu) + Tes, Robert le Magnifique, Fish Cat

26/09/2003 : TOULOUSE (Festival Printemps de Septembre) + Rodolphe Burger & Doctor L.

19/09/2003 : COLOGNE – (Festival Plan 03)

09/09/2003 : PARIS – (Rendez-Vous Electronique – Hôtel de ville) + Gast Fall

22/03/2003 : NANTES – (Festival I.D.E.A.L – Lieu Unique) + Wire, Glenn Branca, FM Einheit, Alva Noto, Thomas Brinkmann…




VARIOUS / DIVERS

















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