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L’AARQLMEDAL’A : Le Mortadellisme n’est pas une maladie infantile du Végétarisme

28 Fév

Mortadelle3 redux

A l’occasion de la parution de « LA TÉTRALOGIE DE LA MORTADELLE » (Label ,0 – 2015 – Format double K7), L’Autopsie A Révélé Que La Mort Etait Due A L’Autopsie animera  quelques veillées funèbres dans le Sud-Ouest de la République Française de Mongolie.

TENUE ADAPTÉE SOUHAITÉE

PORT DU « SALCHICHON PRIMAVERA » RECOMMANDÉ

ATTITUDE CADAVÉRIQUE EXIGÉE

05 MARS 2015

L’AARQLMEDAL’A Live @ LES PAVILLONS SAUVAGES (35 AVENUE JEAN DAGNAUX 31200 TOULOUSE)

http://www.facebook.com/Les.Pavillons.Sauvages

06 MARS 2015

L’AARQLMEDAL’A Live @ GALERIE DEKAPE – 21h – Galerie Dékapé : 64 rue de le République 31330 Grenade

dekape.org & http://www.facebook.com/dekape31

07 MARS 2015

L’AARQLMEDAL’A Live @ LE GUINGOIS, MARCILLAC VALLON

08 MARS 2015

L’AARQLMEDAL’A Live @ La Villa Des Cent Regards, MONTPELLIER – 18h

http://www.facebook.com/events/1606540516246031

Le Mortadellisme n’est pas un Psychédélisme

« une gamme de qualité digne de la grande cuisine vivante »

#autopsie #mortadelle #fientepoulet

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2 CHRONIQUES / 2 REVIEWS : Oleo Strut « Non Vogliamo Un Paradiso » + L’Autopsie… « Le Souffle de L’Avorton »

19 Fév

2 chroniques publiées dans Feardrop à propos de la parution de OLEO STRUT « Non Vogliamo Un Paradiso » et de L’AARQLMEDAL’A « Le Souffle De L’Avorton » :

« Dans le noir on s’invente des histoires, et la musique de L’AARQLMEDALA est intensément noire, noire comme la mine de charbon que l’esprit « El Borbolón », plus fort que Swedenborg, a choisie pour que le groupe enregistre ce disque. Dans le noir les murs redeviennent humides et toute pièce tend à devenir une cave. Dans le noir on se déplace à tâtons, on erre sur le piano préparé, on déambule les mains en avant en frappant les touches à la recherche d’une huisserie mais on s’amuse des séquences que les cordes renvoient au petit bonheur. Dans le noir, l’espace se distend et les murs s’éloignent, les résonances s’allongent. Métal, cordes, vagues y ondoient tanguant sur une mer d’encre. Voici pour l’expérience « physique », soit la première face. La seconde, expérience « psychique », n’a plus que faire des couleurs, de l’obscurité, elle navigue à l’aveugle, s’amuse de raclements gutturaux, du bancal des cordes et des percussions sur barreaux de chaise, s’hypnotise sur les circonvolutions de violons allant et ballants, en façon de drone d’atelier (en cet endroit je songe à Jon Mueller et Asmus Tietchens). Combien juste alors est cette composition surréaliste, (dés)accordée à la merveilleuse histoire tout aussi surréaliste qui fait de chaque membre du groupe le héros d’une épopée qui explose les frontières du tangible. Lorsqu’on les aura nommés, l’on comprendra que la claudication de l’AARQLMEDALA est un art entier de la marche : Alan Courtis (Reynols), Franq de Quengo (Dragibus), Ogrob (Sun Plexus), Nicolas Marmin (Osaka Bondage). Ce dernier est aussi présent dans la formation Oleo Strut, et son album Non vogliamo un paradiso qui agglutine et effiloche avec le même talent les temps et les espaces, et si l’on sait combien est difficile – impossible – la représentation du rêve, le jeu esthétique qui consiste à s’en approcher dans les créations de la veille peut donner lieu à des morceaux de bravoure tels que celui-ci. Pour ma part, je me suis gardé de considérer les différents morceaux de ce vinyle 25 cm comme des réalisations séparées, mais bien plutôt comme des épisodes d’un déroulement sans continuité. Les voix prise d’un autre âge, les murmures qui leur succèdent, voire les borborygmes chantés sur le ton matinal de l’insouciance folle, les envolées d’un Ligeti passé par l’Italie, le rythme chaloupé qui charpente de loin en loin la structure mouvante, parfois ondulée par la basse, n’empêchent pas la maçonnerie de fuir de toutes parts : manipulations de vinyles, trilles analogiques, boucles, retour de percussion terminant d’infecter le temps. Peu de brusquerie dans cette musique tout aussi surréaliste que celle de L’Autopsie, et pourtant la même passion du saisissement, de la collision accompagnée : un voyage dans le coude de l’absorbeur de choc. »

Denis Boyer / 2014-11-26 / published @ http://www.feardrop.net/chroniques.html

One minute auto-hypnosis – Mute Sounds Compilation (oct. 2014)

31 Oct

Just received this beautiful Mail-Art musical compil by Mute Sounds.

Aka_Bondage track #12

« Du crachin sonique. Un doux exorcisme. Du psychédélisme s’effaçant » : Sonny Simmons – Leaving Knowledge, Wisdom And Brilliance / Chasing The Bird, 8 x CDs

16 Juin

Je suis tout heureux d’annoncer la sortie d’un volumineux coffret de 8 CDs en édition limitée, consacré aux travaux récents d’une figure du Free-Jazz des années 1960-1970, Huey Sonny Simmons ! J’ai été récemment invité par le label Improvising Beings à croiser la route de cet immense saxophoniste qui a joué (fasten your seat-belt) aux côtés d’Eric Dolphy, Don Cherry, Anthony Braxton, Elvin Jones, Jimmy Garrison, François Tusques ou Prince Lasha… Aussi, je suis particulièrement fier d’être présent sur l’un des CDs édité par le label- à la fois comme musicien et comme mixeur – aux côtés de quelques autres talentueux contributeurs… En prime, j’ai quelques exemplaires disponibles de ce joli coffret !

« Chapeau Bas , la scène hexagonale peut être fière de zèbres pareils (…) » (J-M. Van Schouwburg, Orynx-improv and sounds, 2014)

 

« Oubliez les balises, oubliez les repères, oubliez les raccords. Oubliez l’homme noir, oubliez l’homme blanc. Oubliez le musicien, oubliez le producteur. Oubliez le commerce, les traités. Mais prenez tout de Leaving Knowledge, Wisdom and Brilliance. Et prenez tout de Chasing the Bird? Prenez tout de ces huit disques, prenez tout de cette folle épopée. Laisser (en héritage) la Connaissance, la Sagesse et la Brillance dit beaucoup de choses du délestement. Et de l’oubli. Et de la mémoire. Ici, des traces de Trane, Ustad Bismillah Khan. Et des traces du lendemain. Du lendemain sans la question. Ici, mille vibrations de cérémonies. Prêts pour la Cérémonie ? l’Inde, l’Afrique, le jeu de l’ordre et du désordre. La cathédrale indéfinie. Un festin nu, ce jazz qui pointe ? Ici, on ne garde que l’amorce. Le reste nous est donné, à compléter. Mais qui le voudrait ? Chasin the Bird ?, c’est encore l’oubli et la mémoire. Mais c’est aussi les flammes et les forges. C’est le son devenant ocre. C’est la magie noire. C’est la frayeur et la paix et encore le délestement. C’est le phrasé qui se déchire car le blues gagne toujours. C’est du crachin sonique. C’est un doux exorcisme. C’est du psychédélisme s’effaçant. C’est une montagne de sagesse en action. C’est l’autre langage. Celui que l’on n’osait plus imaginer, invoquer. Je ne puis rien écrire sur cette musique. Je l’ai imaginé. J’étais loin du compte. Cette musique résiste au chroniqueur. Ou l’oblige à avoir quelque (petit) talent. Je vous livrerai seulement les noms de ceux qui furent les sages héros de cette épopée : Sonny Simmons, Bruno Grégoire, Michel Kristof, Julien Palomo, Anton Mobin, AKA_bondage, Nobodisoundz, Other Matter. » (Luc Bouquet © Le son du grisli, 2014)

    

« Trop volage pour battre pavillon, le vaisseau dans lequel a récemment embarqué Sonny Simmons arborait quand même un étendard, qui claqua au vent avant d’être arraché au fuselage. C’est que l’engin sut atteindre les hauteurs auxquelles la mission Leaving Knowledge, Brilliance And Wisdom l’obligeait. Retrouvé en proche banlieue de Birmingham, Alabama, ce qu’il reste de cet étendard présente aujourd’hui encore, inscrite en lettres de feux, une devise qui dit assez bien le grand air de défi qu’affichaient Simmons et les membres de son équipage (Anton Mobin, Aka_Bondage, Michel Kristof et Julien Palomo) au moment du départ : Instrumental Martial Arts of Tomorrow. Le voyage a été long, mouvementé, et ce ne sont que cinq de ses « moments » que l’Instance Bienveillante (IB) a jugé bon, sinon de révéler au public, en tout cas de ne pas taire plus longtemps. Fragmenté, c’est là un journal de bord qui raconte par le son – on y distinguera même quelques instruments – les tremblements de la machine avant son décollage, les appréhensions de ses passagers, leurs réactions contrariées devant l’Inconnue comme les façons qu’ils auront eu d’éviter ses écueils à coup d’improvisations bravaches, de disputes salutaires, d’accords suspendus, enfin, de charmes que souffle Simmons à l’approche du Serpent. Après avoir croisé le fer avec satellites, poussières et comètes, l’appareil adressa un message à l’étranger qui, peu méfiant, répondit par une aimable invitation : là, le saxophone accuse les différents paliers de la descente, le métal fait grincer sa fatigue, et c’est la rencontre. Cordiale, surprenante même : l’hôte fit en effet part de son exaltation dans un langage imprévisible, qui fuse et crépite… de quoi plaire au commandant Simmons, qui saisit alors tout le sens de la mission rétro futuriste qui lui a été confiée (suite aux explorations de Paul Bley et Annette Peacock, Joe McPhee avec John Snyder, Anthony Braxton ou George Lewis avec Richard Teitelbaum). Sens, qu’il s’empressa de signifier à la faune en liesse – selon l’état actuel de nos recherches, employer le mot « faune » n’est pas faire injure à l’hôte en question – en usant d’un idiome qu’elle et elle seule pouvait sans doute comprendre : « Shaga-Uga ». La formule est plusieurs fois répétée. Après quoi, silence radio. Les enregistrements ne disent rien des conditions dans lesquelles a été effectué le voyage de retour ni à quel moment ses jeunes coéquipiers se sont aperçus de la disparition du commandant. Leurs témoignages n’ont pu faire avancer l’enquête ; à cette heure, le mystère reste entier. Pour ne pas être suspectée de conspiration, l’IB a fait nommer Huey Sonny Simmons Chevalier du Grand Ordre du Clavier Galactique et, à un journaliste qui l’interrogeait sur l’affaire, a répondu en ces termes : « C’est la vie… » (Guillaume Belhomme, Notes de pochette)

Avant et arrière de la box cartonnée (+ les 2 coffrets de 4 x Cds)

 

Oleo Strut – Non Vogliamo Un Paradiso

5 Juin

Le nouvel album de la formation Franco-Italienne OLEO STRUT : Non Vogliamo Un Paradiso paraîtra ces jours-ci. Il s’agit d’un véritable travail de studio publié sous forme d’un vinyl de 25 cm. Beaucoup plus écrit que tout ce qu’a fait le groupe précédemment, il offre également une palette de couleurs plus rock et contient son habituel lot d’étrangeté : Un peu comme si des clones masculinisés de Cathy Berberian, les veines gonflées au miaou-miaou, bricolaient des reprises de P.I.L. dans une montgolfière, avec pour instruments des restes de membres déchiquetés de la Nuova Conzonanza.  Acrobatique et psycho-actif.

 

 

… Le groupe sera en concert en ce début juin. Il partagera d’abord l’affiche avec l’élégant musicien Katsura Yamauchi le 07 Juin lors d’une soirée TrashVortex.

 

09.06.2013 OLEO STRUT @ Kobé / 29, rue Maurice Berteaux 94200 Ivry Sur Seine

OLEO STRUT se produira ensuite le 09 Juin 2013 vers 18h30 au 59Rivoli pour une autre (et différente) session de Transe Alpine.

09.06.2013 OLEO STRUT @ 59, Rivoli / 59, rue de Rivoli 75001 Paris

Vous pouvez écouter des extraits du précédent disque d’Oleo Strut (mais pas du nouvel album !)  à travers la diffusion (assez longue) d’un extrait du LP « Bunga Bunga » dans l’émission Electromania sur France Musique.

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